| Préambule |
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Arthur Schopenhauer dans son ouvrage majeur « le Monde comme Volonté et Représentation » écrivait : « l y a dans la musique quelque chose d'ineffable et d'intime ; aussi passe-t-elle près de nous semblable à l'image d'un paradis familier quoique éternellement inaccessible ; elle est pour nous à la fois parfaitement intelligible et tout à fait inexplicable... ». Et si, par la volonté des habitants d'un village de Balagne, de leur maire, et de notre directeur artistique, nous nous étions approchés an août 2009 de cet inaccessible paradis ? En effet, nous n'oublierons pas de sitôt l'enchantement nocturne de la Piazza di l'Olmu, si bien accordée à la grâce mozartienne, avec la flûte si élégante de Maxence Larrieu et le hautbois bondissant de Daniel Arrignon. Ni les sortilèges de Mikhaïl Rudy, que Richter sans doute était venu visiter ce soir là, son combat titanesque contre un grillon mélomane, et son invraisemblable série de bis. Ni, à côté des Quatre Saisons, la révélation du beau concerto pour deux violoncelles de Vivaldi, ni ensuite, abandonnant son violoncelle, l'étonnant Manfred Stilz au piccolo. Ni la sombre et austère beauté des chants Corses ardemment transmis par le Chœur d'Hommes de Sartène. Ni cette merveilleuse dernière soirée, les quatre pianos dont la venue semblait si improbable, l'émotion palpable pendant les mouvements lents des concertos de Bach, et le simple bonheur d'être là d'Anne Queffélec. Le second festival s'annonce. On y retrouve avec joie, réunis autour de Philip Bride, des artistes déjà connus : Nathalie Lanoë, Erik Berchot, Manfred Stilz, l'Ensemble Instrumental de France...une tradition déjà ? d'autres viennent pour la première fois. Avec Michelle Canniccioni, qui fera entrer la chant lyrique au Festival cette année, avec David Guerrier, avec Henri Demarquette, nous aurons quelques uns de nos plus talentueux jeunes solistes. Et, plus jeune encore peut-être, le grand Aldo Ciccolini, qui nous fera l'honneur d'un récital Chopin en cette année du bicentenaire. Les nuits d'été seront belles ! Hervé Guinot, secrétaire du festival |

